MES LECTURES

Samedi 14 mars 2009


Billet en poche, me voilà prête, flâner et surtout LE rencontrer, car oui je vais au Salon du Livre pour LUI.

Samedi matin, le papa se lève et là je vois que c'est pas la grande forme, pire que ça même, nausées et forte fièvre, arghhh ah non ça tombe très très très très mal.

Bon au cas où ça empirerait je peux toujours aller voir mon auteur fétiche (Yasmina KHADRA) dimanche, mais je suis un peu déçu.

Puis je me dit que si je m'occupe de tout et qu'il n'a qu'à coucher Solène pour la sieste, je pourrais y aller pendant qu'elle dort, j'en parle à mon amoureux qui est d'accord, chouette.

Alors telle une petite fourmi je bosse tout le matin, laver les enfants, ménage, rangement, je les fais manger de bonne heure, je soigne le papa, puis zou je file au Salon du Livre.

Rdv pris pour être devant le stand des éditions Robert Laffont et Julliard pour la séance de dédicaces.

Je suis en avance, alors je flâne mais toujours en restant dans les parages, puis je vois que des gens commençent à arriver, alors zou je m'installe dans la file d'attente, et j'attends, l'avantage des files d'attentes, c'est qu'on y rencontre des fans de votre auteur chouchou qui du coup est aussi leur auteur chouchou, et du coup l'attente n'en devient plus une.

Et d'un coup SURPRISE il arrive avec 20mn d'avance, et là on voit l'homme qu'on préssentait dans ses écrits, humain, abordable, simple, souriant et qui se donne à ses fans.

Je suis la 5éme et je sens déjà le rouge me monter aux joues, mais là je m'en moque, je trépigne telle une adolescente et pense à tout ce que je veux lui dire, car j'ai beaucoup de choses à lui dire.

Je me présente devant lui, je sourit sottement lol, je lui tend mon livre et je lui ouvre mon coeur, ce coeur qu'il a réussi à faire battre plus vite que d'habitude, je lui dit les réflexions qu'il m'a amené, je lui dit à quel point il est fait d'humanité, et je ne m'arrête plus.

Je lui demande si je peux faire une photo, il me dit oui, puis me demande si j'en veux une de nous deux, et me demande de faire le tour, les femmes derrière moi, crient, "oui allez y allez y, quelle chanceuse", alors j'y vais, rouge comme une pivoine, intimidé comme pas possible. Oh mon dieu, des centaines de gens sont là devant moi, et il me prend dans ses bras, me parle m'embrasse et ça dure ça dure, car la jeune fille à qui j'ai donné mon apn, ne sait pas l'utiliser lol et bien sur je n'ai rien expliqué, je suis sur mon nuage. C'est ça être fan, dire que j'ai attendu 39 ans pour vivre une telle émotion.

Voilà c'était mon moment de fan, un vrai bonheur, du coup n'étant pas redescendu de mon nuage, je me suis prise d'une folie acheteuse, pour le papa malade, mes enfants et moi bien sur.





Le salon






Moi adolescente intimidée, en haut à droite la file d'attente pour lui,
en bas il me fait ma dédicace.







Mes achats :
un mug dark vador pour mon amoureux
des livres pour dessiner et sur les dinosaures pour Yoan
des pokémons qui se transforment en pokéball pour Yoan
desbd pour mon amoureux
un livre sur les habits des bb pour Solène
mes livres : J'étais médecin dans les tranchées - Ma vie balagan Marceline Loridan-Ivens  -  Le rêve de Djamila







C'était une FORMIDABLE RENCONTRE, merci la vie.



ah j'allais oublier l'essentiel MA DEDICACE.


Par GOLDA
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Vendredi 6 février 2009




"Mon oncle me disait: "si une femme t'aimait, et si tu avais la présence d'esprit de mesurer l'étendue de ce privilège, aucune divinité ne t'arriverait à la cheville."
Oran retenait son souffle en ce printemps 1962. La guerre engageait ses dernières folies. Je cherchais Emilie. J'avais peur pour elle. J'avais besoin d'elle. Je l'aimais et je revenais le lui prouver. Je me sentais en mesure de braver les ouragans, les tonnerres, l'ensemble des anathèmes et les misères du monde entier."










Pour moi :   vous l'aurez compris il s'agit d'une histoire d'amour, mais j'aurais mis un résumé autre, vu l'ampleur émotionnelle que ce roman dégage. Car il s'agit bien d'une histoire d'amour, mais pas seulement une histoire, mais des histoires d'amour, celle avant tout de son pays, de ses amis, de sa famille et d'une femme.
Comme à chaque fois, Yasmina Khadra prouve qu'il est l'auteur avec un grand A.
Nous voilà transporté dans l'algérie des années 30 jusqu'à nos jours, avec  une vie que l'on découvre, des gens auxquels on s'attache, on comprend à travers la vie des uns et des autres ce qu'était l'algérie au temps de la colonisation.
Yasmina Khadra, à ce talent de nous positionner entre deux peuples qui ont l'amour d'un même pays, on se découvre à revoir nos positions, nos avis changent, il nous grandit par sa compréhension et sa tolérance. 

 IL a le don de nous faire réflechir, le don de nous faire aimer un pays inconnu, le don de nous faire serrer le coeur, le don de remplir nos yeux de larmes et le don de nous transmettre tant d'amour, que lire devient bouleversant, on ne peut pas fermer ce livre, les pages défilent, nos coeurs s'emballent, c'est une douceur que de lire ce roman.

On est en algérie, on est Younés, on ressent ses émotions, les larmes alors ne montent plus, elles coulent le long de nos joues, c'est à ce jour le plus beau livre que j'ai pu lire, la fin est tout simplement extraordinaire d'amour, de pardon et de nostalgie.

Ce n'est pas un coup de coeur, c'est un coup d'amour.


Par GOLDA
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Vendredi 16 janvier 2009

Où on va papa ?  de Jean-Louis Fournier

Jusqu'à ce jour, je n'ai jamais parlé de mes deux garçons. Pourquoi ? J'avais honte ? Peur qu'on me plaigne ?
Tout cela un peu mélangé. Je crois, surtout, que c'était pour échapper à la question terrible : "Qu'est ce qu'ils font ?"
Aujourd'hui que le temps presse, que la fin du monde est proche et que je suis de plus en plus biodégradable, j'ai décidé de leur écrire un livre.
Pour qu'on ne les oublie pas, qu'il ne reste pas d'eux seulement une photo sur une carte d'invalidité. Peut-être pour dire mes remords. Je n'ai pas été un très bon père.
Souvent je ne les supportais pas. Avec eux, il fallait une patience d'ange, et je ne suis pas un ange.
Grâce à eux, j'ai eu des avantages sur les parents d'enfants normaux. Je n'ai pas eu de soucis avec leurs études, ni leur orientation professionnelle. Nous n'avons pas eu à hésiter entre filière scientifique et filières littéraire. Pas eu à nous inquiéter de savoir ce qu'ils feraient plsu tard, on a sur rapidement que ce serait : rien.
Et surtout pendant de nombreuses années, j'ai bénéficié d'une vignette automobile gratuite. Grâce à eux j'ai pu rouler dans des grosses voitures américaines.






Pour moi

C'est un court récit qui dérange au premier abord, on ne sait pas bien où se situer justement par rapport à ce qu'on lit. Puis la première hésitation passée, on comprend rapidement qu'il s'agit d'un cri d'amour d'un père pour ses deux fils lourdement handicapés.
C'est un père, un homme qui parle, franchement, sans détours, il a décidé de se raconter à la Desproges (dont il était un ami), un humour noir, pour dédramatiser la difficulté de leur vie.
C'est un livre choc, ce père crie son désespoir, sa colère, et des sentiments encore plus violents, mais il crie aussi son amour pour ses fils.
C'est un livre d'amour et d'humour, car ce fut son souhait, et il l'a concrétisé à merveille.
C'est un livre que je conseille vivement, mais ne le prenais pas au premier degré, bien au contraire, sous le couvert de l'humour se cache une réelle tendresse et beaucoup d'amour.





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Sobibor  de Jean Molla

"Je l'ai fait pour qu'on m'arrête", répond Emma après avoir volé des biscuits dans un supermarché.
Que se cache t'il derrière ses mots, sa maigreur extrême, sa beauté douloureuse ?
Quelle est l'origine de son anorexie : l'indifférence de ses parents, le silence, les mensonges savamment entretenus ?
Emma veut savoir. Emma veut comprendre.
La découverte d'un vieux caher fera bîentôt surgir du passé d'épouvantables secrets.






Pour moi :

C'est un livre terriblement poignant, émouvant et certaines pages sont difficiles à lire, mais ce fut aussi une réalité que nous n'avons pas le droit d'oublier ou de nier.
Quel est le lien entre une jeune femme anorexique et Sobibor, camp d'extermination en pologne ? il n'y en a pas vraiment, il ne devrait pas y en avoir surtout que des années séparent ces deux histoires et pourtant un lien existe, aussi fragile soit il il est bien là tapis dans le noir, près à surgir et il va surgir...
Jean Molla sait nous tenir en haleine, ce qu'on découvre est alors incroyable, et une question se pose alors à nous, la transmission d'un secret à travers les générations peut il avoir de lourdes conséquences sur ce que nous sommes, sur notre devenir ?
C'est un livre qui vous serre le coeur, Jean Molla est un homme qui a su attraper au vol et décrire à la perfection ce qu'est l'anorexie.
Ce livre est un coup de coeur, il est tendre, choquant, passionnant, émouvant, inquiétant, mais au delà de ça c'est un livre sur le silence et ses terribles conséquences.





Par GOLDA
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Mercredi 10 septembre 2008

Biographie d'Yasmina Khadra

On sait depuis peu que Yasmina Khadra est un pseudonyme : derrière ce double prénom féminin se cache un homme, officier supérieur de l’armée algérienne : Mohamed Moulessehoul.
Il choisit ce pseudonyme pour échapper à une forme d'autocensure perceptible dans ses premiers textes, mais aussi pour rendre hommage à son épouse (Yasmina et Khadra sont ses deux premier prénoms) et au courage des femmes algériennes.

Né dans le Sahara algérien d’un père infirmier et d’une mère nomade, Yasmina Khadra est confié dès l’âge de neuf ans à une école militaire. Il en ressort sous-lieutenant en 1978 pour rejoindre les unités de combat.
Durant son engagement, il publie en Algérie et sous son vrai nom des nouvelles et des romans. En 2000, après trente-six ans de vie militaire, il décide de quitter l’armée pour se consacrer à la littérature et vient s’installer en France avec sa famille.

L’année suivante, il publie
L'Ecrivain où il révèle sa véritable identité, puis L'imposture des mots, livre dans lequel il justifie sa démarche.
Auteur notamment de nombreux polars, Yasmina Khadra est internationalement reconnu ; ses romans sont traduits dans vingt-cinq pays.

Yasmina Khadra bouleverse les points de vue purement occidentaux sur la réalité du monde arabe, dans des romans qui critiquent la bêtise humaine et la culture de la violence. Il évoque son Algérie natale, sa beauté et sa démesure, mais aussi la fureur qui y sévit au nom de Dieu, les lâchetés et les inadmissibles compromissions.
Les hirondelles de Kaboul, sur l’Afghanistan, Les sirènes de Bagdad (2006), sur la guerre en Irak, ou encore L'attentat (2005), sur la descente aux enfers d’une Palestinienne entraînée vers le terrorisme, abordent eux aussi le problème de la violence, dans une écriture lyrique et dépouillée, alliant la beauté et l’insoutenable.

L'attentat a obtenu le Prix Découverte Figaro Magazine-Fouquet's, le Prix des libraires 2006. le Grand Prix des Lycéens, et le Grand Prix des Lectrices Côté Femmes.
 
En 2008, Khadra publie un roman dans le cadre de la rentrée littéraire, Ce Que le Jour Doit a la Nuit (Julliard). 

 





J'ai connu cet auteur, que je pensais être une femme au début, en lisant "LES HIRONDELLES  DE KABOUL", ce fut une révélation pour moi, un réel coup de coeur.

J'ai de suite adhéré, que dis je, j'ai aimé son écriture si fluide, j'ai aimé le fait d'aller directement au fond des choses, de décrier les évenements tels qu'ils sont sans prendre des chemins détournés.
Il nous livre une réalité qui pour nous autres occidentaux, à l'abri dans des pays en paix, ne pouvons imaginer totalement, nous sommes très loin des horreurs que peuvent engendrer les êtres humains, la misére et les guerres, loin des privations que certains subissent.

Ses romans, vous entraînent de Khaboul à Alger en passant par Bethleem. On y croise des vies brisées, des gens qui essayent de renaître d'une guerre, on se sent proche d'eux, ses romans ont le don de vous faire prendre conscience de ce que l'on a tendance à ne pas voir avec nos vies d'occidentaux.

Si vous aimez l'orient comme je peux l'aimer, si vous vous posez des questions, si vous voulez savoir ce que vivent les autres, leurs drames, leur courage, leur désespoir, et surtout voir une autre réalité de l'orient que les médias peuvent nous montrer, il faut lire YASMINA KHADRA.





 

Par GOLDA
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Dimanche 13 juillet 2008

Je suis toujours en vacances, et je vous ai écrit ce billet avant mon départ.

Voici quelques temps j'ai fait une commande de livres, je vous les livres (sans jeu de mot bien sur lol) 






















 
Des histoires pour faire face à toutes les situations et aider les enfants à surmonter les petits bobos et les gros chagrins. Tout comme l'adulte, l'enfant n'est pas à l'abri des soucis de l'existence : séparation des parents, déménagement, changement d'école et de copains, mort d'un grand-parent... Face à ces difficultés, l'enfant n'a pas tous les outils pour extérioriser son mal-être. Il manque de recul. Par ses personnages attachants auxquels l'enfant peut s'identifier, le conte lui permet de nouer un dialogue avec son entourage et de gérer son anxiété en évoquant, directement ou non, ce qui le trouble. Près de cent histoires pour dédramatiser toutes les situations : peur du noir, cauchemars, entrée à la grande école, disputes, maladie, naissance d'une petite sœur... Des fiches pratiques expliquent le traumatisme que vit l'enfant et donnent les clés pour l'aider à y faire face. Des mots et des histoires pour dépasser les petits maux de l'enfance.


mon avis : j'aime le fait que le réalisme se retrouve enfin dans des histoires pour enfants, car souvent un exemple fait en sorte que l'enfant se sent moins seul dans la situation. J'aime le côté fiches explicatives qui se trouvent à chaque début de sujet. Il est vrai que ce livre aide à dédramatiser les peurs et les craintes que l'enfant peut avoir tout au long de son enfance. C'est un livre que je lis de temps à autres quand le besoin s'en fait ressentir. Ce que je regrette c'est qu'il manque d'images, mon fils m'en a fait la remarque ;-)





Robert a passé une très mauvaise journée. Il n’est pas de bonne humeur et en plus, son papa l’a envoyé dans sa chambre. Alors Robert sent tout à coup monter une Chose terrible. Une Chose qui peut faire de gros, gros dégâts... si on ne l’arrête pas à temps.




mon avis : un bon livre, pour parler et dédramatiser la colère chez l'enfant.  Enfin la colère est symbolisée par un gros monstre rouge. L'enfant par la vue comprend mieux ce qui se passe en lui et ce qu'il faut faire pour que le monstre colère s'en aille. Je regrette que le livre soit si petit, il aurait mérité une taille plus conséquente.




 


Dans cette Afghanistan des talibans où la canicule, les ruines de l'après-guerre et l'abattement des esprits dominent, deux hommes et deux femmes cherchent comment retrouver goût à la vie. Ce sont les femmes qui aideront leur mari à retrouver des sentiments humains et à refuser la déchéance et pourtant elles sont dans l'ombre, sévèrement traitées et contraintes par le système politique. Dans ce roman magnifique, Yasmina Khadra a su mettre au jour avec le talent d'une langue épurée et une grande lucidité la complexité des comportements dans les sociétés musulmanes déchirées entre féodalisme et modernité. Lire - Son récit prend l'allure d'une sombre et belle allégorie : voilà la malédiction qui s'abat sur les hommes quand on voile les hirondelles.




mon avis :  Ce livre est une claque, une claque pour nous autres nantis de celle liberté que ce peuple n'a pas et qu'il recherche malgré tout. Ce livre nous livre les méfaits d'une guerre, les méfaits des extrémistes, on est que touchés par leur histoire. On reste sous le charme de ces deux couples, qui essayent de vivre de survivre malgré l'oppression. On est transporté dans ce pays en guerre, on souffre à travers les mots, c'est un magnifique livre.










Présentation de l'éditeur
" Toute mon enfance a été bercée par l'alléchante odeur de petits plats qui mijotent, de confitures aux fruits du jardin et de cuisson de bons gâteaux. Pour retrouver ces sensations et les partager avec vous, je vous propose cent soixante recettes simples,
originales et savoureuses. Conjuguer votre vie professionnelle, l'éducation des enfants et confectionner, sans paniquer, un bon dîner pour votre famille et vos amis devient un vrai plaisir. "

mon avis :  Voici  le genre de livres que j'aime, recettes de cuisines, simples et rapides, on regrette qu'il n'y en ai pas plus. Il aide bien dans le quotidien quand on manque de temps et du coup d'idées pour nourrir notre petit monde.
Par GOLDA
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Jeudi 5 juin 2008



J'ai découvert ce livre au fil d'une balade dans une petite librairie près de chez moi.

J'en avais entendu parler par son côté "pavé dans la mare"  et je ne fut pas déçue.




Mot de l'éditeur sur "Les animatueurs" de Michel Malausséna

 

« C’est chouette ce boulot. Le problème c’est l’envie de me jeter par la fenêtre qui me prend  quelquefois »

Michel Malausséna, producteur, arrive au monde (de la télévision) à 26 ans en 1980. Il a connu la télévision d’avant la privatisation puis a mené sa route aux côtés d’animateurs célèbres et les raconte dans  Les Animatueurs . Il est définitivement mort pour la télévision le 7 Février 2008, jour de la sortie de ce livre, une sorte de suicide professionnel, et a retrouvé ainsi une vie normale et paisible auprès des siens

« Producteur de télévision », voilà le titre qui précède son nom au générique des émissions.
La réalité : vingt-cinq ans de servitude, à veiller dans le noir des studios à ce que tout aille bon train, de manière à ce que la star qui présente le programme ne soit jamais contrariée, que ses retards ne lui soient pas  reprochés, que son absence de travail ne soit pas remarquée et que ses exigences soient exhaussées. Et vingt-cinq années à vérifier la bonne tenue des marges ; à « faire le sac de la vieille » comme dit Ardisson, spécialiste de la formule. Mais voilà. À force de trop en faire, un jour il en a eu assez.
- Oui Thierry, oui Mireille, oui Karl…
STOP.
Libéré de ses chaînes depuis que les largesses d’Endemol lui ont permis de moins se soucier de l’avenir immédiat, il a tourné le dos à son destin avec une envie furieuse : raconter le quotidien. Stéphane Collaro, Christophe Dechavanne, Nagui, Mireille Dumas, Thierry Ardisson, Karl Zéro… Colères, pouvoir, argent, cruautés et « réussite sociale », avec beaucoup d’humour et finalement, une certaine affection, car le métier qu’ils font n’est pas facile.




Ce que j'en pense :    Si vous regardez la télévision comme je la regarde, c'est à dire jamais au premier degré, je vous conseille vivement ce livre, vous allez l'adorer.
Bien sur on le sait, on se doute que ces animateurs, du fait de leur position sociale, de leur égo demesuré ne sont plus dans une réalité que nous subissons au quotidien et c'est le cas.
Ce livre nous étonne, nous conforte dans ce que l'on peut imaginer, nous fait voir derrière ces sourires d'écran télévisé une autre image.
La télé rend fou ?
En tout cas elle ne rend pas humble.
Une série de portraits peints au vitriole qui laisse un sourire sur nos lévres, un seul regret j'aurais bien voulu connaître les réactions des protagonistes.

Par GOLDA
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Lundi 24 mars 2008
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RESUME :    A la fin du siècle dernier, une jeune fille de dix-sept ans qui veut être sculpteur, c'est inconcevable, voire scandaleux. Or, Camille se lance dans l'aventure à corps perdu, avec l'enthousiasme et la farouche volonté qui la caractérisent. Jusqu'au jour de 1883 où elle rencontre Auguste Rodin. Le Maître accepte de la prendre comme élève ; bientôt il deviendra son amant. Suivent quinze années d'une liaison passionnée et orageuse d'où Camille sortira épuisée et vaincue... Elle mourra en 1943 à l'asile de Montdevergues, près d'Avignon, après un terrible internement qui aura duré trente ans, laissant au jugement de la postérité une oeuvre considérable, d'une rare puissance et d'une originalité visionnaire. Ce livre de réhabilitation de Camille, écrit avec émotion par une autre femme, une autre artiste, lui rend enfin justice.


MON AVIS :  J'ai beaucoup aimé cette histoire d'amour entre ces 2 artistes. On prend rapidement parti pour Camille, elle est en admiration, en amour devant Rodin, qui lui, se servira d'elle, il ira jusqu'à signer en son nom les oeuvres de Camille. Elle cherchera toujours plus de la part de Rodin, une reconnaissance, que ce soit amoureusement ou professionnellement, elle n'aura rien. C'est un livre bouleversant, sur une jeune fille à la quéte de l'amour et qui en perdra la raison. C'est une belle histoire d'amour mais à sens unique, car Rodin avait peur et ne pouvez je pense donner plus qu'un amour physique. Camille aura tout donné et aura une fin dramatique quand on connait son talent et ses oeuvres. J'ai toujours été en admiration devant cette femme qui n'a vécu que pour l'amour, l'amour de la sculpture, l'amour d'un homme.
Par GOLDA
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Samedi 22 mars 2008





 




RESUME :   L'action se situe quelques part en Europe, 35000 ans avant notre ère. AYLA petite fille de 5 ans est séparée de ses parents à la suite d'un tremblement de terre.  Elle est recueillie par une tribu qui l'adopte, non sans réticence, ayant reconnu en elle une "autre" espèce plus évoluée. AYLA appartient déjà aux hommes de Cro-magnon, alors que son clan d'adoption en est encore au stade du Néanderthal.
Certes Iza la guérisseuse, Brun le chef, Mog-ur le sorcier lui enseignent leur vie communautaire, leurs rites, leurs peurs et leurs audaces. Mais AYLA moins velune, plus élancée, les surprend par sa puisance de raisonnement qui lui permet de s'adapter, de réagir rapidement et de ne plus être totalement dépendante de l'environnement.
Avec les années, elle les dépasse, en taille, en savoir et en cractère. Elle s'oppose souvent à leurs coutûmes, enfreint leurs règles. Souvent, le clan songe à la supprimer. Violée par le fils de Brun, AYALA mettra au monde un garçon dont l'apparence physique annonce d'ores et déjà l'inéluctable évolution de l'espèce.
A la mort d'Iza, sa protectrice, AYLA, chassée du clan quittera la caverne pour tenter de retrouver ses semblables.


Mon avis :  Roman pleins de rebondissements, qui nous fait voyager des siècles en arrière. On tombe vite sous le charme de cette petite fille, de son combat pour rester ce qu'elle est, et ce malgré tout un clan contre elle.
On se rend mieux compte de ce qu'était leur vie à cette époque, tout est bien détaillé, les relations, la hiérarchie du clan, les amours, la haine, l'abandon.
Ce roman restitue la vie sous la préhistoire, on est emporté dans leurs vies, dans leur naïveteé ou déjà la femme était à l'origine de progrès.
Un livre pour s'évader.
Par GOLDA
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Samedi 22 mars 2008

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RESUME :  

Au nom de tous les miens est un livre autobiographique de MARTIN GRAY  dont le récit est recueilli par Max Gallo et paru en 1971. L'action se situe en Pologne durant la Seconde Guerre Mondiale.

Le livre fut porté à l'écran et décliné en téléfilm sous le même titre.

C'est l'histoire d'un jeune juif polonais qui a vécu dans le ghetto de Varsovie pendant la deuxième guerre. Il a échappé aux camps de concentration pour un temps, mais a fini par se faire arrêter. Par sa rage de vivre et sa force de caractère, il s'est échappé du camp d'extermination de Treblinka pour participer à la résistance. Après la guerre, dans l'unique but de faire revivre les siens à travers ses enfants, il s'est monté une fortune et fondé une famille. Le malheur continue à s'acharner contre lui puisque sa femme et ses quatre enfants périssent dans un feu de forêt.



MON AVIS :

J'ai toujours été passionné par la seconde guerre mondiale, mais plus précisemment sur la shoa. Comment des hommes ont ils été capables de commettre tant d'horreurs, je n'ai jamais compris et ne le comprendrais jamais.
Ce livre est bouleversant de part sa vérité, Martin Gray n'est pas un homme, c'est un survivant. C'est un des témoignages qui m'a le plus bouleversé et m'a permis de rebondir sur mes propres drames.
Si lui avait trouvé la force, la volonté de continuer de vivre, je le pouvais aussi.
C'est un livre témoignage, un livre d'amour, un livre d'espoir qui ne peut que bouleverser la personne qui le lit. On ressort humble et volontaire après une telle lecture.
IL est très bien agencé, que ce soit la couverture, celle ci plus précisemment, l'arbre qui brûle est le symbole de la shoa, de tous les siens qui sont morts, mais même sur des ruines, sur des cendres, il renait toujours quelque chose de vivant, la fleur rouge est le symbole de cette renaissance, de la vie.
A l'intérieur, il y a des images, bouleversantes, poignantes des siens, de ses enfants, et quand on a été confronté à la mort de son enfant, ces images prennent alors toute leur ampleur.
C'est un livre que je relis souvent, qui m'aide à avancer, un livre qui m'émeut terriblement.

 

Par GOLDA
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